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Ok, tout le monde connaît Cerrone, "Supernature" a fait le tour du monde et ses concerts devant des centaines de milliers de fans en ont fait une sorte de Jean-Michel Jarre de la disco.

Mais avant Cerrone, il y a Kongas. A la fin des années 1960, Marc Cerrone est découvreur de talents au Club Med. Son premier groupe s’appelle Kongas, est formé en 1972, et a parmis ses membres des personnalités qui vont compter pendant les années disco: Raymond Donnez aka Don Ray, Alain Wisniak, Alec R. Costandinos, et Cerrone. Le groupe est vite repéré par Eddie Barclay, qui produit son premier single "Boom". C’est le début d’une carrière impressionnante.

La compilation Best Of Disco réunit des pépites de disco relativement peu connues, produites par Cerrone et publiées sur son propre label, Malligator. Kongas en est un exemple, mais on y trouve aussi des morceaux de Don Ray, Revelacion, Pado & Co, Five Letters, Cristal, Max Berlin (le frère de Marc Cerrone?) et Cerrone lui-même. Le morceau "Tatoo Woman" de Kongas est extrait de l’album Africanism, sorti en 1977, et contient tous les ingrédients qui ont fait le succès de Cerrone par la suite: un chant soul agrémenté de choeurs disco, un rythme implacable (batterie, basse et percussions), des guitares funk à souhait, et des solos de synthétiseurs tous plus baléariques les uns que les autres.

Le reste de la compilation est du même accabit, tout est marqué d’une production impeccable et avant-gardiste pour l’époque, qui témoigne du talent d’un musicien hors norme. La pochette vaut également le détour, c’est d’ailleurs un autre élément récurrent dans la discographie de Cerrone.

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Derrière le label Lectric Sands se cachent Ben Gebhardt et Jeremy Campbell (alias Tropical Jeremy). Derrière le projet Zoovox se cachent Ben Gebhardt et Jeremy Campbell.

Installés à New-York, dans un studio de Brooklyn, ils ont sorti en 2012 quelques morceaux de house lo-fi peu remarqués mais néanmoins très réussis. Entre autres, "Transistor Madness", et "Gymnesian Nights", dont je préfère présenter ici la seconde face B, "Gymnesian Dawn". Vous l’aurez compris, il s’agit d’une version revisitée du titre principal: plus épurée et plus cosmique, elle n’en garde pas moins l’essence house et baléarique du morceau. Les vagues de synthétiseurs très ambient, les petites touches de guitares électriques et les percussions noyées dans la reverb et le delay en font un morceau idéal pour vous accompagner à la plage l’été prochain, évoquant à la fois soleil levant, dunes de sable fin et grands espaces marins. La pochette et le design du rond central semblent d’ailleurs confirmer cette théorie.

Décidément, Tropical Jeremy porte bien son nom, et Lectric Sands aussi.

Sorti en février 2012 accompagné d’une maginifique pochette, ce premier volume d’une nouvelle série publiée par le label uruguayen International Feel et intitulée Flights Of Fancy propose deux titres aux accents cosmiques et baléariques.

Cités par des noms tels que Todd Terje ou Soft Rocks, "Love’s A Dancer" et "Tempo Of The Night" (titres ô combien éloquents) nous plongent dans une atmosphère fortement onirique, pour ne pas dire hallucinatoire. Le premier s’illustre par un son italo percussif agrémenté de timbales, des synthétiseurs prog délirants dignes d’un générique de série des années 70, et surtout un solo de piano qui vient compléter cet excellent morceau instrumental. "Tempo Of The Night", dans un registre plus lent et exotique, évoque à force de guitares accoustiques et de delays interminables son lot d’images paradisiaques: couchers de soleil, plages infinies, cocktails tropicaux et j’en passe. On nage en plein délire baléarique…

Qui n’a pas dansé sur "Why", la fantastique collaboration entre Chic et Carly Simon?

La récente réédition remasterisée de ce classique de disco baléarique datant de 1982 par Mirage Records nous donne l’occasion d’apprécier à nouveau sur vinyle l’impeccable production de Bernard Edwards et Nile Rodgers (Chic), qui en France sont plus connus pour leur tube de 1978, "Le Freak". On ne se lasse pas non plus de la version vocale interprétée par Carly Simon, et jouée depuis bientôt trente ans dans les clubs du monde entier, à Ibiza comme à Paris ou Manchester.

Il paraît que l’on s’arrache désormais les copies originales pour une petite fortune. N’attendez donc pas pour vous procurer un exemplaire de la réédition, car elle sera sans doute épuisée sous peu. On se demande bien pourquoi.

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