Zoovox – Gymnesian Dawn (2012)
janvier 8, 2013
Derrière le label Lectric Sands se cachent Ben Gebhardt et Jeremy Campbell (alias Tropical Jeremy). Derrière le projet Zoovox se cachent Ben Gebhardt et Jeremy Campbell.
Installés à New-York, dans un studio de Brooklyn, ils ont sorti en 2012 quelques morceaux de house lo-fi peu remarqués mais néanmoins très réussis. Entre autres, "Transistor Madness", et "Gymnesian Nights", dont je préfère présenter ici la seconde face B, "Gymnesian Dawn". Vous l’aurez compris, il s’agit d’une version revisitée du titre principal: plus épurée et plus cosmique, elle n’en garde pas moins l’essence house et baléarique du morceau. Les vagues de synthétiseurs très ambient, les petites touches de guitares électriques et les percussions noyées dans la reverb et le delay en font un morceau idéal pour vous accompagner à la plage l’été prochain, évoquant à la fois soleil levant, dunes de sable fin et grands espaces marins. La pochette et le design du rond central semblent d’ailleurs confirmer cette théorie.
Décidément, Tropical Jeremy porte bien son nom, et Lectric Sands aussi.

Sorti en février 2012 accompagné d’une maginifique pochette, ce premier volume d’une nouvelle série publiée par le label uruguayen International Feel et intitulée Flights Of Fancy propose deux titres aux accents cosmiques et baléariques.
Cités par des noms tels que Todd Terje ou Soft Rocks, "Love’s A Dancer" et "Tempo Of The Night" (titres ô combien éloquents) nous plongent dans une atmosphère fortement onirique, pour ne pas dire hallucinatoire. Le premier s’illustre par un son italo percussif agrémenté de timbales, des synthétiseurs prog délirants dignes d’un générique de série des années 70, et surtout un solo de piano qui vient compléter cet excellent morceau instrumental. "Tempo Of The Night", dans un registre plus lent et exotique, évoque à force de guitares accoustiques et de delays interminables son lot d’images paradisiaques: couchers de soleil, plages infinies, cocktails tropicaux et j’en passe. On nage en plein délire baléarique…
Gaz Nevada – Special Agent Man (Female Version) (1983)
avril 23, 2012

Entendu pour la première fois sur un mix de Morgan Geist datant de 2004 (de la fameuse série Unclassics), ce morceau de Gaz Nevada, "Special Agent Man" m’avait alors fait l’effet d’une bombe italo-funk.
Sorti à l’origine en 1983 sur le label culte Italian Records, ce bijou vient de reparaître entouré d’autres pépites du même acabit (dont une autre de Gaz Nevada, "I.C. Love Affair"), le tout sous la forme d’un EP de quatre titres à se procurer absolument, qui rend accessible à tous des morceaux jusqu’alors plutôt obscurs et réservés aux collectionneurs. Avec "Special Agent Man", les synthétiseurs sont plus chauds que jamais, la rythmique lente est accompagnée d’un delay hypnotique et envoutant, et les voix masculines et féminines viennent renforcer une sensualité déjà presque intenable.
La production, d’une qualité assez rare pour être remarquée, rassemble indéniablement toutes les qualités qui ont fait l’âge d’or du genre italo. J’en rêve parfois d’être un agent secret italien dans les années 80.
Andy Meecham – Monophonic Volume 1 (2011)
février 27, 2012

On ne présente plus Andy Meecham. Fort de plus de vingt années de carrière au sein de groupes tels que Bizarre Inc, Chicken Lips ou encore The Emperor Machine, l’homme-synthétiseur a eu tout le loisir de parfaire sa connaissance des machines analogiques.
Il vient de sortir en novembre 2011, sur l’excellent label Nang, un premier opus sous son propre nom, dont le titre donne tout de suite le ton: Monophonic Volume One. Chacun des morceaux a en effet été composé et enregistré à l’aide d’un seul et unique synthétiseur monophonique, idée intéressante certes, du moins pour les puristes, mais pas forcément simple à réaliser. La continuité de l’album est cependant irréprochable sans pour autant faire défaut au concept du projet, et les sons obtenus par chaque machine forment un tout parfaitement homogène, qui reste dans l’esprit très atmosphérique des dernières productions de Meecham au sein de The Emperor Machine (on retiendra entre autres les sublimes "Moog Prodigy" et "Yamaha CS15").
Moog Prodigy
Yamaha CS15
Avec ce projet, qui propose au choix des sons venus de l’ouest (anglais et américains sur la face A) ou de l’est (japonais sur la B), Andy Meecham transcende de belle manière un concept jusqu’alors jamais réalisé, et offre aux amateurs de synthétiseurs analogiques une référence incontournable.
A. (British/American)
1. Oberheim Sem
2. Moog Little Phatty
3. EMS VCS3
4. Moog Prodigy
B. (Japanese)
1. Yamaha CS15
2. Roland SH7
3. Roland System 100
4. Roland SH101
5. Korg MS10
Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, ne manquez pas de lire l’interview d’Andy réalisée par Todd Terje sur Let’s nerd, où l’on apprend qu’un Monophonic Volume Two est déjà en préparation!
INTERVIEW Acid Washed – For Your Eyes Only / Prince Acid (2012)
février 4, 2012

Acid Washed est de retour avec un EP qui nous fait saliver avant la sortie de leur prochain album chez Record Makers courant 2012. Nous avons interviewé les nouveaux princes de la French touch afin d’en savoir plus:
Tout d’abord, félicitations pour la sortie de votre nouvel EP ‘For Your Eyes Only/Prince Acid’. Votre premier album est apparu il y a bientôt deux ans, que s’est-il passé depuis?
Andrew: Merci. Nous avons fait beaucoup de dates ces deux dernières années. Nous avons voyagé sur tous les continents sauf l’Australie. Ce fut un peu comme un tour de deux années. Nous avons aussi réalisé des remixes pour Yuksek, Rebotini, Scratch Massive, Casey Spooner, Dan Haaksman etc. Nous avons dernièrement enregistré plein de nouveaux tracks qui vont constituer notre prochain album…
Richard: Thanks! Oui, comme le dit Andrew, on a beaucoup, beaucoup voyagé. Acid Washed nous a emmené du campus d’Ithaca en Nouvelle-Angleterre aux boîtes chinoises de Surabaya, plus grand port d’Asie du Sud-Est… Tout mon plaisir est là, dans le voyage et les rencontres. Voir le monde, c’est une chance inouïe, le privilège d’une vie.
Sur le nouvel EP, le titre "Prince Acid" a été produit avec Prince 85. Qui est Prince 85 et comment est apparue l’idée de cette collaboration? Avez-vous également travaillé avec Arnaud Rebotini sur le remix de "For Your Eyes Only" ou a-t-il opéré tout seul?
Andrew: Prince 85 est un artiste de Paris. Nous l’avons rencontré par des amis en commun. Dès que nous avons ecouté sa musique nous avons eu l’envie de travailler avec lui. Nous nous sommes echangé des files par emails et Prince Acid est né de ces échanges virtuels! Pour le remix Arnaud Rebotini a bien sûr opéré tout seul comme un grand (homme qu’il est!)…
Richard: C’est un très jeune type, qu’on suit, et dont on aime beaucoup le travail, quel que ce soit les médias qu’il détourne et utilise (musique, peinture, etc.)… Nous avons initié avec lui une série de collaborations qui se retrouveront sur l’album à venir…
Sur le site de Record Makers, on peut lire que vous utilisez de l’équipement analogique. Y a t-il une ou plusieurs machines en particulier dont vous vous êtes servi pour la production de cet EP? Et quel(s) software(s) utilisez-vous?
Andrew: Pour cet EP nous avons utilisé principalement ces machines: Korg Monopoly, Roland MC-202, Doepfer Dark Energy, Roland TR-707, MFB-502 etc. Nous avons utilisé Ableton Live pour les premiers pas et Pro Tools pour le mix final.
Préférez vous en général le studio, les DJ sets ou les performances live?
Andrew: C’est difficile de faire un choix. J’aime les trois disciplines. Chacune amène un "frisson" différent. Vraiment aucune préférence: j’aime les trois!
Richard: Franchement, le DJing, c’est ce qu’il y a de plus facile, et de moins risqué aussi. Tu te fais plaisir à 100%, le rapport au public est immédiat et total. Moi je sais que j’ai suffisamment de cartouches pour plaquer les gens au sol pendant une heure et demie ou même en all night long. Avec le live, tu dois convaincre, conquérir, les gagner. Tu est jugé beaucoup plus, évidemment. Mais si ils adhèrent, ça peut être magique, et très gratifiant, car c’est ta musique, ton projet, ton truc à toi qu’au final le public aime et valide.
Y a t-il un projet de live show pour accompagner la sortie du prochain album? L’identité visuelle très graphique et colorée du premier album va-t-elle évoluer?
Andrew: bien sûr mais tout ça reste encore secret.
Pouvez-vous recommander cinq de vos morceaux préférés du moment?
Andrew:
Storm Queen "It Goes On"
Drexciya "Sighting In The Abyss"
Acid Washed "For Your Eyes Only" (Arnaud Rebotini Remix)
Justice "Brianvision"
Moon Pool & Dead Band "Inches Of Mercury"
Richard:
Isaac Hayes "Walk On By"
Lana Del Rey "Born To Die"
Nina Simone "Ain’t Got No, I Got Life"
Judah Warsky "Painkillers & Alcohol"
Koudlam "Alcoholic’s Hymn"
Vous pouvez trouver les dates à venir du duo sur le site de Record Makers.
Secret Circuit – Nebula Sphynx (2012)
janvier 29, 2012

Après avoir ouvert le bal de son nouveau label Beats In Space avec le duo français Paradis en septembre 2011 ("La Ballade de Jim", reprise du morceau d’Alain Souchon), Tim Sweeney en remet une couche avec la sortie le 7 février 2012 (12" et digital) de "Nebula Sphynx" par Secret Circuit.
On ne sait pas grand chose de Secret Circuit, si ce n’est qu’il s’agit du nouvel alias d’Eddie Ruscha, musicien expérimental actif depuis plus de vingt ans et moitié du projet The Laughing Light Of Plenty avec Thomas Bullock de Rub N Tug. "Nebula Sphynx" ne passe pas par quatre chemins avec un kick énergique, de la cowbell et des toms électroniques à foison qui peuvent rappeler certains remixes de Joakim, et des synthétiseurs cosmiques qui n’ont rien à envier à Chicken Lips.
A noter encore une fois une pochette originale réalisée par C.F. (Christopher Forgues). On espère que Tim Sweeney aura beaucoup d’autres de ses secrets à révéler sur son label.

