Secret Circuit – Nebula Sphynx (2012)
janvier 29, 2012

Après avoir ouvert le bal de son nouveau label Beats In Space avec le duo français Paradis en septembre 2011 ("La Ballade de Jim", reprise du morceau d’Alain Souchon), Tim Sweeney en remet une couche avec la sortie le 7 février 2012 (12" et digital) de "Nebula Sphynx" par Secret Circuit.
On ne sait pas grand chose de Secret Circuit, si ce n’est qu’il s’agit du nouvel alias d’Eddie Ruscha, musicien expérimental actif depuis plus de vingt ans et moitié du projet The Laughing Light Of Plenty avec Thomas Bullock de Rub N Tug. "Nebula Sphynx" ne passe pas par quatre chemins avec un kick énergique, de la cowbell et des toms électroniques à foison qui peuvent rappeler certains remixes de Joakim, et des synthétiseurs cosmiques qui n’ont rien à envier à Chicken Lips.
A noter encore une fois une pochette originale réalisée par C.F. (Christopher Forgues). On espère que Tim Sweeney aura beaucoup d’autres de ses secrets à révéler sur son label.
Boof – Shhh, Dandelions At Play (2012)
janvier 22, 2012

Boof n’est autre que l’un des innombrables projets de Maurice Fulton, musicien hyperactif et bassiste invétéré que nous avions découvert peu après la sortie de I’ve Got My Eye On You de Syclops en 2008 sur DFA.
Shhh, Dandelions At Play est le troisième album de Boof, et oscille entre house, funk, disco, jazz et electronica. Les habitués de Fulton sauront sans aucun doute reconnaître le style étonnant du maître originaire de Baltimore, un son unique marqué par un slap quasi-omniprésent (la basse est régulièrement utilisée comme instrument solo), des rythmes latino et baléariques, un usage répété de claps et de délais, et des digressions de piano et de synthétiseur toutes plus folles les unes que les autres. Ce mélange explosif dont les fondations sont de solides beats disco se démarque surtout de la plupart des productions actuelles par ses riffs qui se décalent et s’enchevêtrent, un peu à la manière du jazz-funk.
A écouter en prime de l’extrait "Now She’s Jumping" proposé ci-dessous, un excellent Podcast réalisé par Maurice Fulton fin 2011 pour DJ Magazine.
Virgo Four – It’s A Crime (Caribou Remix) (2011)
janvier 15, 2012

Auteur de Swim en 2010, l’un des albums les plus remarqués de l’année (son cinquième), Caribou aka Dan Snaith s’est principalement consacré à la discipline du remix en 2011. A retenir parmi toutes ses productions, son remix de "It’s A Crime" (Virgo Four).
Un départ plutôt calme, à la manière d’un morceau original de Caribou, fait de sons maison, de samples de voix et de bruitages qui donnent l’impression d’une production rétro, laisse rapidement place à une ambiance hypnotique et infernale. Un univers organique et orgasmique, destructuré et fait de touches impressionnistes (le Fender Rhodes notamment), se développe rapidement et devient inarrêtable. Assez déconcertant à première écoute, ce morceau dominé par une atmosphère house et techno se consomme finalement sans modération. Il serait un crime de le rater.
A écouter également, les excellentes sorties récentes de Daphni ("Ye Ye", "Yes I Know"…), autre pseudonyme sous lequel opère Dan Snaith.
Giorgio Moroder – E=MC² (1979)
janvier 13, 2012

Ahhh Giorgio! La première fois que j’ai vu ta moustache, ça a été le coup de foudre. De tous les producteurs de disco ayant opéré dans les années 70 et 80, Moroder est sans doute l’un des plus grands. Particulièrement reconnu pour ses hits en collaboration avec Donna Summer ("I Feel Love", "Love To Love You Baby"…) et pour ses bandes originales (Midnight Express, Scarface, Electric Dreams…), il est en revanche moins cité pour ses albums.
Il n’en est pas moins que l’on peut parler de chefs-d’oeuvre de disco en évoquant From Here to Eternity ou E=MC². Précurseur de génie, Giorgio Moroder aurait entre autres utilisé vingt-cinq synthétiseurs et quatre claviers contrôlés par ordinateur (un ancêtre de la technologie MIDI?) pour enregistrer E=MC². On trouve d’ailleurs sur la pochette de cet album l’inscription suivante: "First Electronic Live-To-Digital Album".
On reconnaît la signature sonore caractéristique de Giorgio dans l’extrait "I Wanna Rock You", sorti donc en 1979, avec une rythmique imposante, du vocoder à souhait, un Clavinet qui rappelle un peu "Superstition" de Stevie Wonder, des synthétiseurs séquencés propres au son Italo, et des choeurs disco, le tout fonctionnant en parfaite harmonie.
Au même titre que Cerrone en France, on n’a pas fini de redécouvrir le son de ce géant italien de la production disco du XXème siècle. Giorgio n’est pas mort, vive Giorgio!
Symmetry – Themes For An Imaginary Film (2012)
janvier 10, 2012

Les productions multiples et variées de Johnny Jewel ces dernières années au sein de son label Italians Do It Better (Glass Candy, Chromatics, Desire…) ont montré que le bonhomme était capable de raconter une histoire à l’aide d’une boîte à rythme et d’un synthétiseur. Il est donc peu surprenant que son dernier album s’intitule "Themes For An Imaginary Film".
Ce concept n’a certes rien de nouveau, mais il est ici brillamment exécuté. Trente-sept morceaux, plus de deux heures de musique électronique et une illustration de pochette impeccable font de cet objet un ovni au milieu des sorties de ce début d’année. Johnny Jewel y a travaillé pendant près de trois ans, entre ses autres projets musicaux et tournées, entouré d’un nombre restreint de musiciens. Pas de doute il s’agit bien de musique de film, qui rappelle entre autres, avec ses hi-hats répétitifs, ses nappes de synthétiseurs ambient et ses thèmes en miroir, la bande originale du chef-d’oeuvre dystopien de John Carpenter Escape From New-York, et certaines compositions de Vangelis.
Pas de sortie sur vinyle annoncée pour l’instant, en revanche l’album est disponible sur iTunes et en écoute intégrale sur la page SoundCloud de Johnny Jewel, avec en prime un communiqué qui en dit plus qu’il n’en faut.
Carly Simon / Chic – Why (1982)
janvier 8, 2012

Qui n’a pas dansé sur "Why", la fantastique collaboration entre Chic et Carly Simon?
La récente réédition remasterisée de ce classique de disco baléarique datant de 1982 par Mirage Records nous donne l’occasion d’apprécier à nouveau sur vinyle l’impeccable production de Bernard Edwards et Nile Rodgers (Chic), qui en France sont plus connus pour leur tube de 1978, "Le Freak". On ne se lasse pas non plus de la version vocale interprétée par Carly Simon, et jouée depuis bientôt trente ans dans les clubs du monde entier, à Ibiza comme à Paris ou Manchester.
Il paraît que l’on s’arrache désormais les copies originales pour une petite fortune. N’attendez donc pas pour vous procurer un exemplaire de la réédition, car elle sera sans doute épuisée sous peu. On se demande bien pourquoi.
Free Life – There’s Something Better (1979)
janvier 7, 2012

Le hasard fait parfois bien les choses. Quelques jours avant de quitter l’Angleterre, je suis tombé sur ce morceau aux sonorités gospel et soul en écoutant le set de Pat Mahoney sur Beats In Space (20/12/11), qui m’a depuis aidé à surmonter les émouvantes séparations dont s’accompagne un tel départ.
L’introduction est incroyablement euphorisante, avec une excellente suite d’accords dans une tonalité majeure jouée au Fender Rhodes, au piano et à la guitare wah-wah (sans oublier les infaillibles murmures en fond sonore) mais rien ne nous prépare aux voix magnifiques et au groove libérateur qui occupent la seconde partie du morceau. Voici donc un véritable hymne de fin de soirée, en partie grâce aux paroles (‘There’s something better for you and me") et j’irais jusqu’à dire un morceau idéal à faire jouer lors de vos funérailles.
Seul regret, le web ne révèle pas grand chose sur Free Life. On se contentera donc de rejouer "There’s Something Better" et de célébrer la vie et la liberté une fois de plus.
Storm Queen – It Goes On (2011)
janvier 6, 2012

On commence l’année avec un très bon morceau de Storm Queen, le récent projet de Morgan Geist (Metro Area).
Après nous avoir assommés en 2010 avec “Look Right Through”, il revient accompagné du vocaliste Damon C. Scott et signe un des meilleurs titres house de la fin 2011, intitulé “It Goes On”.
On retrouve au long du morceau des sonorités plutôt vintage, avec en guest de la Roland 808 et du Juno 106, comme souvent chez Morgan Geist, mais le tout reste très innovateur.
Apparemment Morgan travaille déjà sur d’autres morceaux pour Storm Queen, on espère donc que la tempête ne fait que commencer.
